La Suisse a décidé la reprise obligatoire du chemin de l’école dès le 11 mai 2020…

Pour certains, cette perspective est réjouissante. Elle permettra de souffler et d’offrir, à nouveau, aux enfants, le contexte social dans lequel ils aiment évoluer.

Pour d’autres, par contre, cette nouvelle est plus stressante. Les enfants rechignent, craignent, angoissent… les parents ont peur et vivent mal cette décision.

Pour tous, il faut le savoir, cette reprise est malgré tout source d’inquiétudes et en ces temps incertains où nous n’avons finalement pas le contrôle des choses, c’est normal. Personne ne sait encore exactement comment ça va se dérouler. Et pourtant, il est primordial de s’y préparer.

Alors comment y faire face et vous donner toutes les chances de réussir ce redémarrage ? Comment accompagner au mieux les enfants soucieux, les enfants qui ne souhaitent pas y aller ?

Je vous donne ici 7 points qui vous aideront à approcher cette date avec le plus de sérénité possible.

Point 1 : accueillez vos émotions

 

Je l’ai précisé plus haut : il est absolument normal de passer par des moments d’inquiétude, de stress, d’anxiété. La situation n’offre aucune certitude et vivre comme ça n’est pas dans nos habitudes.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est indispensable de ne pas nier les émotions qui montent. Pourquoi ?

  • le premier objectif est de les adoucir ! Or, ce n’est pas en les niant que l’on y arrive. Des émotions non écoutées, ce sont des nuits mouvementées, des journées soucieuses, des moments plus sombres et forcément, ça pèse sur le moral et sur les capacités décisionnelles. Ecoutez vos émotions, identifiez-les et posez-les noir sur blanc. Cherchez à comprendre ce qui fait que vous êtes anxieux par exemple, et identifiez vos besoins. La question à se poser est : « est-ce que mes craintes sont justifiées ? si oui, quel est le pourcentage de risques ? quelles pourraient être mes actions à ce moment-là ? si non, dois-je réellement y donner une grande importance ? 
  • Le second objectif est de les laisser opérer pour remplir la fonction qu’elles ont : celles de vous mettre en action. La peur est une émotion primordiale dans notre fonctionnement, puisqu’elle permet de se mettre en mode « prévention » mais ce, nous serons d’accord, pour autant qu’elle ne déborde pas et n’empêche de ce fait pas nos capacités décisionnelles.

 

Point 2 : lâchez prise

 

S’il y a une période où cette recommandation prend tout son sens, c’est bien maintenant.

Alors qu’est-ce que le lâcher prise ? loin de ce concept moderne du lâcher prise comme une façon de dire « zen , calme-toi », le lâcher prise a une signification bien différente. C’est une notion qui demande du courage puisqu’elle invite à vivre pleinement l’instant présent en se détachant de ce qui a pu arriver dans le passé et sans tabler sur le futur.

Gardez en tête que le futur est incertain et qu’il ne vous offre pour le coup aucune prise. C’est d’ailleurs vrai dans la vie de tous les jours, mais si auparavant nous pouvions encore nous raccrocher à l’illusion de maîtriser quelque chose, aujourd’hui ce n’est plus possible.

Vous allez prendre des décisions avec les éléments en votre possession aujourd’hui et ce seront forcément les meilleures décisions que vous pouviez prendre avec les informations dont vous disposiez.

Il s’agira d’ailleurs de bien le garder en mémoire. Il est en effet toujours tentant de revenir sur le passé au regard de nouveaux éléments en se disant que l’on aurait du le prévoir. Soyez donc indulgents et faites-vous confiance !

 

     

    Point 3 : glanez un maximum d’informations

    Pour calmer l’anxiété, rien de mieux que de s’offrir une palette d’informations qui vous aideront dans vos prises de décision. Ces informations vous aideront également à planifier, vous organiser et surtout savoir ce vers quoi vous allez.

    Attention toutefois aux sources d’information trop nombreuses et trop différenciées. Posez-vous la question de la pertinence d’une quête d’informations à outrance ?

    Dans le cas où vous vous retrouvez obligé de retourner travailler et de mettre votre enfant à l’école, si vous êtes inquiet pour le futur et pour cette reprise, est-ce réellement nécessaire de partir en quête d’informations qui vous expliqueront que vous courez un grand danger ?

    Observez les médias aujourd’hui : chacun y va de son idée, de ses hypothèses. N’oubliez pas que l’incertitude augmente l’anxiété.

    Appuyez-vous donc sur autant d’informations concrètes et pragmatiques que possible. Rassemblez également un maximum d’informations que vous pourrez transmettre à vos enfants. Si vous vous sentez bousculé(e) par cette reprise, les enfants ne sont pas en reste non plus. Chez eux aussi, l’information efficiente pourra diminuer leur inquiétude.  

     

    Point 4 : soyez aligné(e) et prévoyant(e)

    Encore une fois, ne faites pas comme si cette reprise ne posait aucun problème si pour vous elle est source d’inquiétude. Soyez d’accord avec votre conjoint, c’est un travail d’équipe qui devra être effectué.

    Listez tous les points sur lesquels vous avez besoin de travailler et soyez prévoyants. Munis de toutes les informations que vous aurez pu obtenir, imaginez les différentes situations et mettez en œuvre les solutions adéquates. Votre enfant ne peut plus aller à la cantine ? prévoyez un moyen de faire autrement… vous souhaitez que votre enfant garde ses distances le plus possible ? comment allez-vous le lui expliquer et comment allez-vous travailler ça avec lui ? Vous faisiez du co-voiturage qui ne sera plus possible dorénavant ? mettez tout en œuvre pour trouver une solution.

    Procédez de la même façon pour tous les points qui vous semblent délicats. Passez à l’action pour contrer un mental trop présent. 

     

     

    Point 5 : accueillez les émotions de vos enfants et rassurez-les

    Alignés et au clair, autant que faire se peut, sur la façon dont les choses vont se dérouler, annoncez-le si pas encore fait à votre enfant et accueillez ses émotions. Lui aussi, comme je le disais plus haut, va possiblement se sentir oppressé par cette reprise. L’extérieur, avant, représentait un danger… il va falloir y retourner, du mieux possible.

    Il est possible que vous ayez affaire cette semaine, si ce n’est pas déjà le cas, à toutes sortes de comportements « déplacés » ou « exagérés », comme des montées émotionnelles, des coups de colère, des mots de trop, des nuits remplies de cauchemars, etc…  Attention, soyez ferme : la reprise est décidée, il va devoir retourner à l’école. C’est ainsi et pas autrement. Par contre, vous allez pouvoir le seconder dans ce moment.

    Accueillez toutes ces émotions et ces comportements. Parlez-en avec votre enfant, aidez-le à verbaliser, si besoin, ce qu’il ressent. Puis aidez-le à trouver des réponses de réassurance à ses inquiétudes, comme vous l’avez fait pour vous.

    Parlez-lui des informations que vous aurez rassemblées (celles qui semblent judicieuses pour calmer ses inquiétudes, les autres, laissez-les de côté). Exercez-vous avez lui cette semaine, par exemple au lavage de mains, à la toux ou l’éternuement dans sa manche, à la distanciation si besoin, etc… mettez en scène et jouez-les si besoin.

    Vous avez bien sûr le droit de lui montrer que vous aussi cette situation vous inquiète, mais vous avez le devoir, en tant que parent (qui tient la barque), de lui faire comprendre que vous avez prévu ce qu’il fallait.

    Plus que jamais, votre enfant a besoin que vous teniez les choses en mains. Qu’il ait 4 ans, 7 ans, 10 ans, 15 ans ou 20 ans, il a besoin que vous remplissiez complètement votre rôle de parent pendant cette période.

     

     

    Point 6 : amenez du positif et des moments joyeux dans la famille

    Si votre enfant rechigne et n’énonce que du négatif, que vous-même n’y voyez que du négatif, la reprise va être un moment très difficile pour tout le monde. Puisqu’il faut passer par là, c’est dommage d’en faire une source de négativité.

    Attention aussi à ce que vous tentez de faire transparaître… les enfants sont les champions pour flairer les incohérences.

    Maintenant que vous avez écouté vos inquiétudes et celles de vos enfants, que vous avez établi votre plan d’action ou du moins qu’il est en cours, que vous prenez des mesures pour vous assurer, vous rassurer… introduisez du positif dans cette dernière semaine.

    Vivez des moments joyeux en famille et profitez-en. Parlez des aspects positifs de cette reprise. Amenez votre enfant à vous raconter ce que ça va lui apporter de retourner à l’école. Parlez de tout ce que ce confinement a offert à votre famille et ce sur quoi vous allez dorénavant pouvoir vous appuyer pour le retour à l’école.

    Faites des liens entre ses expériences durant ce confinement et ses ressources, anciennes ou nouvelles… mettez-les en perspective avec la reprise et voyez les changements que tout cela lui offrira… Bref, coachez-le et mettez autant de positif que possible dans ce moment.

     

     

    Point 7 : n’hésitez pas à demander de l’aide

    Si vous vous sentiez débordé, incapable de faire face ou si votre enfant ne veut rien entendre, n’hésitez pas à demander de l’aide à un professionnel. La situation est particulière et il peut parfois être très compliqué de diminuer l’anxiété.

    Dans cette période très particulière et pour tout le mois de mai, j’offre des séances d’accompagnement durant lesquelles je travaillerai soit avec vous, parent, soit avec vos enfants.

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