LA DYSPHASIE

LA DYSPHASIE, EN BREF

 

La dysphasie est un trouble structurel de l’apprentissage de la famille des DYS, se manifestant par un déficit important au niveau de la communication orale et verbale : l’enfant dysphasique n’acquiert pas normalement le langage, d’où des difficultés à exprimer ce qu’il pense ou souhaite dire, mais également à comprendre ce qu’on lui dit.

2 à 4 % des enfants sont concernés par ce trouble. La dysphasie est donc un handicap à part entière. Les problèmes d’expression, de perception et de compréhension sont indépendants de la volonté de la personne qui en souffre à s’exprimer, à percevoir et à comprendre.

Il faut noter qu’un retard de langage n’est pas toujours du à une dysphasie. Le diagnostic peut être posé après, justement, que d’autres causes ont été évincées, comme : 

  • La maladie ;
  • Un déficit sensoriel : problème auditif, troubles visuels, etc.
  • Un trouble affectif et/ou psychologique : traumatisme, choc, etc. ;
  • Une malformation au niveau des praxies bucco-faciales : langue, voile du palais, etc.
  • Un déficit au niveau intellectuel : l’enfant ne rencontre pas les mêmes problèmes dans les autres matières.

On reconnait plusieurs types de dysphasie :

  • La dysphasie phonologico-syntaxique 
  • La dysphasie lexico-sémantique 
  • La dysphasie sémantico-pragmatique 
  • La dysphasie phonologique 
  • La dysphasie réceptive

On attribue souvent la dysphasie à la génétique, parce que des antécédents familiaux sont parfois retrouvés. Quoi qu’il en soit, aucune étude complète n’a pour le moment encore été entrepris. Les garçons sont trois fois plus concernés que les filles. A l’instar d’autres troubles, la dysphasie peut être un trouble isolé. Elle peut aussi se combiner avec les autres troubles spécifiques des apprentissages. 

Les enfants atteints de dysphasie restent inintelligibles jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans et rencontrent des difficultés importantes sur le plan scolaire. A l’âge adulte, persistent plusieurs troubles (articulation marquée, syntaxe simple, difficultés orthographiques, compréhension difficile du langage élaboré).

Les difficultés rencontrées

La compréhension du langage :

  • Une compréhension restreinte du vocabulaire 
  • Une difficulté à comprendre les mots abstraits ou les énoncés longs et complexes 
  • Une incompréhension des mots questions (où, quand, comment, pourquoi, …) 

L’expression du langage :

  • Une mauvaise utilisation et organisation des sons à l’intérieur des mots ;
  • Un manque de mots ;
  • Une surutilisation des mots de remplissage (chose, truc, affaire, …) ;
  • Une construction atypique des phrases ;
  • Des hésitations et des pauses dans le discours ;
  • Une difficulté à définir un concept ou une idée ;
  • Une mauvaise utilisation ou une omission des mots de liaison.

Conséquences du trouble

  • Des troubles du langage et de la parole ;
  • Une difficulté d’acquisition du langage écrit ;
  • Des difficultés de compréhension et d’apprentissage ;
  • Des troubles de la perception du temps ;
  • Un manque d’attention ;
  • Des troubles sociaux (frustration, sentiment d’insécurité, isolement, faible estime de soi).

    C’est l’orthophoniste qui déterminera la présence d’une probable dysphasie. D’autres spécialistes auront bien évidemment leur rôle à jouer pour évincer les probables autres causes de de trouble du langage, pour procéder à une évaluation approfondie des sphères cognitives de l’enfant. L’identification d’autres troubles spécifiques des apprentissages associés permettra une prise en charge efficace.

      L’enfant qui souffre de dyspraxie, malgré son handicap, cherchera par tous les moyens à communiquer, à se faire comprendre. Ca dénote une merveilleuse volonté et un attrait pour le contact. 

      Malheureusement, on imagine que des troubles du langage jusqu’à 6 à 7 ans peuvent nuire fortement premièrement au bon développement de l’enfant – la parole est sensée être acquise à 4 ans –  mais aussi l’empêcher de trouver sa place au sein d’un groupe. Le risque d’isolement est donc grand. La dévalorisation est un compagnon de route favori.

      Soutenir cet enfant dans ses efforts, et petit-à-petit, lui montrer qu’il a sa place et que la parole n’est pas la seule façon de s’exprimer. Le langage non verbal est également très important à introduire, ainsi que la gestion des émotions pour aider l’enfant à développer son empathie et sa compréhension des autres. La frustration étant très présente également, la mise en oeuvre d’une bonne gestion des situations tendues peut s’avérer être une source non négligeable d’un peu plus de sérénité. Enfin, pourquoi ne pas mettre en place, au sein de la famille, un moyen de communication qui conviendra à tout le monde. 

      Vous êtes parent d'une enfant dys-fférent ?

      Etre parent d’un enfant différent est très mobilisant. Ce rôle demande le développement d’énormément de facultés qui ne sont pas forcément vôtres. Prendre les bonnes décisions, travailler son organisation, ses relations avec les différents intervenants, réfléchir à des choses à mettre en place, et préserver la relation que l’on a avec sa famille, son conjoint et, finalement avec son enfant et la fratrie. 

      Et parce que ce rôle est mobilisant et que l’on touche à la différence, on se retrouve également régulièrement esseulé en ayant l’impression d’une traversée du désert (portant un sac-à-dos pesant une tonne).  Dès lors, comment tout combiner ? comment réussir à tenir le cap sans dégâts ? comment continuer à faire face ? encore une fois, seul. 

      Votre enfant, lui aussi, est fortement mobilisé, enchaînant les rendez-vous et expérimentant la dualité éventuelle d’adaptations scolaires allégeant la charge, mais creusant la différence.

      Plus que jamais, il a besoin d’être pris par la main, ce que vous faites déjà certainement de façon extraordinaire. Parfois, face à cette surcharge de travail, d’emploi du temps et émotionnelle, un intervenant interne offre une bouffée d’oxygène et des solutions inédites.

      Je peux également intervenir auprès de votre enfant, pour lui transmettre les clés de la valorisation. Une meilleure connaissance de soi permet une adaptation plus aisée. Lorsque l’on connaît ses forces et que l’on a appris à s’appuyer sur elles, la confiance en soi est au rendez-vous et les améliorations attendues sont facilités.  

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