LA DYSORTHOGRAPHIE

LA DYSORTHOGRAPHIE, EN BREF

 

La dysorthographie est un trouble de la famille des DYS, qui se manifeste par un défaut majeur dans l’acquisition et l’assimilation de l’orthographe. L’enfant qui en souffre éprouve de grandes difficultés à maitriser les règles orthographiques, ce qui entraîne une altération de l’écriture, aussi bien spontanée que dictée. « Dys-positif.fr »

Ce trouble affecte principalement l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème-graphème, autrement dit de l’unité sonore à son unité écrite, et la capacité à visualiser l’orthographe des mots. Il est à l’origine d’omissions (jadin au lieu de jardin), d’inversions (jradin pour jardin) et de substitutions de lettres/syllabes (vardin pour jardin) à l’écrit.

Souvent, mais pas systématiquement, la dysorthographie est associée à la dyslexie. Cependant, les troubles de l’orthographe sont généralement plus sévères et persistent plus longtemps que ceux liés à la lecture. Certains enfants développent par ailleurs des stratégies permettant de compenser les difficultés de lecture. Ils camouflent ainsi leur trouble en anticipant les mots avec le contexte, par exemple.

La dysorthographie n’est pas un problème psychiatrique. Elle touche  Elle relève plutôt d’un trouble neurologique, mais il est encore difficile de préciser la cause exacte de cette maladie. Quoi qu’il en soit, toute comme la plupart des troubles DYS, elle n’est pas la conséquence d’un niveau d’intelligence inférieur.

Les symptômes de la dysorthographie se décèlent souvent dès la petite enfance.

Attention toutefois, ce n’est pas parce qu’un enfant a quelques difficultés dans l’apprentissage de l’orthographe qu’il sera forcément un enfant qui souffre. Rappelons que l’on parle d’un trouble dès lors qu’il perdure et qu’il ait une conséquence réelle négative sur la vie de l’enfant. 

Les symptômes en préscolaire

  • Un retard persistant au niveau du langage oral ;
  • Un vocabulaire pauvre et limité ;
  • Une mauvaise compréhension des sons ;
  • Un problème au niveau de l’orientation spatio-temporelle ;
  • Un graphisme irrégulier et malhabile ;
  • Une difficulté à mémoriser.

Les symptômes en primaire et secondaire

Si le trouble n’est pas dépisté en préscolaire, chez l’enfant et l’adolescent, il se traduit par :

  • Un retard important de la lecture malgré le passage en CP ;
  • Une non-reconnaissance de lettres malgré leurs fréquences d’utilisation ;
  • Une difficulté à recopier un texte ;
  • Un pourcentage élevé de fautes d’orthographe ;
  • Un écart important entre le raisonnement et les résultats à l’écrit ;
  • Une incompréhension du sens des mots à la lecture ;
  • Une calligraphie irrégulière et maladroite.
  • Une mauvaise utilisation des lettres ou groupe de lettres pour représenter un son ;
  • Une tendance à substituer certaines lettres, par exemple les F et les V ou les T et les D ;
  • Des omissions, ajouts ou déplacements des lettres dans un mot, par exemple « abre » au lieu de « arbre » ;
  • Une tendance à coller les mots ensemble ou à les couper de façon inappropriée, par exemple «  toutacou » au lieu de « tout à coup » ;
  • Une écriture au son.

On imagine donc bien, à la lecture de ces symptômes, combien ce trouble peut être empêchant pour l’enfant qui en est porteur. Les effets sont les suivants :

  • A besoin de plus de temps pour effectuer un travail scolaire nécessitant d’écrire (ou de lire quand le trouble est associé à une dyslexie) ;
  • N’écrit que des textes courts afin d’éviter la correction de l’orthographe 
  • Choisis des mots dont il connaît l’orthographe, ce qui limite son vocabulaire 
  • Évite les tâches impliquant l’écriture (et la lecture en cas de dyslexie associée) 
  • A des difficultés en anglais 
  • A des difficultés générales lorsque l’écriture et la lecture sont sollicitées de façon importante 
  • A une faible estime de soi

C’est un bilan orthophonique qui pourra confirmer la présence de la dysorthographie, d’en déterminer aussi sa gravité et l’évaluation des capacités du patient aussi bien sur le plan oral qu’écrit. Il permettra aussi d’évincer tous problèmes pouvant provenir d’une autre cause mais 

Il permettra également d’écarter tous problèmes éventuels pouvant causer les mêmes symptômes qu’un trouble dysorthographique, tels que la dyslexie, un problème moteur, un quotient intellectuel plus bas, un TDA, un problème de concentration, mais également un problème psychologique primaire, etc… D’autres examens seront donc probablement demandés.

Suite au bilan, ce sont donc des séances avec un orthophoniste qui seront proposées, mais un graphothérapeute et un psychomotricien peuvent également être mobilisés. 

En complément, un travail en profondeur sur les forces de l’enfant, qui doivent absolument devenir des leviers, sur la gestion émotionnelle et un renforcement de la confiance en soi est à envisager. 

Il est indispensable d’offrir tous les moyens nécessaires à tout enfant souffrant de dysorthographie et ce afin de lui permettre de mettre un pas en dehors de ce qui peut, non traité, ressembler à l’effet domino. 

Vous êtes parent d'une enfant dys-fférent ?

Etre parent d’un enfant différent est très mobilisant. Ce rôle demande le développement d’énormément de facultés qui ne sont pas forcément vôtres. Prendre les bonnes décisions, travailler son organisation, ses relations avec les différents intervenants, réfléchir à des choses à mettre en place, et préserver la relation que l’on a avec sa famille, son conjoint et, finalement avec son enfant et la fratrie. 

Et parce que ce rôle est mobilisant et que l’on touche à la différence, on se retrouve également régulièrement esseulé en ayant l’impression d’une traversée du désert (portant un sac-à-dos pesant une tonne).  Dès lors, comment tout combiner ? comment réussir à tenir le cap sans dégâts ? comment continuer à faire face ? encore une fois, seul. 

Votre enfant, lui aussi, est fortement mobilisé, enchaînant les rendez-vous et expérimentant la dualité éventuelle d’adaptations scolaires allégeant la charge, mais creusant la différence.

Plus que jamais, il a besoin d’être pris par la main, ce que vous faites déjà certainement de façon extraordinaire. Parfois, face à cette surcharge de travail, d’emploi du temps et émotionnelle, un intervenant interne offre une bouffée d’oxygène et des solutions inédites.

Je peux également intervenir auprès de votre enfant, pour lui transmettre les clés de la valorisation. Une meilleure connaissance de soi permet une adaptation plus aisée. Lorsque l’on connaît ses forces et que l’on a appris à s’appuyer sur elles, la confiance en soi est au rendez-vous et les améliorations attendues sont facilités.  

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