LA DYSLEXIE

LA DYSLEXIE, EN BREF 

 

 « La dyslexie est un trouble spécifique, durable et persistant de l’acquisition du langage écrit apparaissant chez un enfant d’intelligence normale (évaluée par des épreuves non verbales), dans un environnement scolaire adéquat, et ne présentant par ailleurs aucun trouble sensoriel, émotionnel, ni déficit socioculturel majeur.» 

 Définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

La FFDys nous apprend que ces troubles  apparaissent dès les premiers moments de l’apprentissage sous la forme d’une difficulté à maîtriser le stade dit alphabétique de l’apprentissage de la lecture. Au stade suivant, le trouble se manifeste par une incapacité à mémoriser la forme visuelle des mots et à les reconnaître globalement (stade orthographique).

Ceci entraîne une lecture généralement hésitante, ralentie, émaillée d’erreurs qui a pourtant exigé beaucoup d’efforts. L’orthographe, qui normalement se développe au fur et à mesure que s’automatise la reconnaissance globale des mots, est touchée.

La déficience liée à la dyslexie est d’intensité variable selon les individus. Elle peut être accompagnée de troubles du calcul, de la coordination motrice (et en particulier du graphisme) ou de troubles d’attention, avec ou sans hyperactivité. Leur association est un facteur aggravant.

On estime que la dyslexie toucherait 5 à 15 % des enfants (soit à peu près 5 % de la population globale).

Les spécialistes considèrent plusieurs types de dyslexie, chacun pouvant être plus ou moins sévère. 

  • La dyslexie phonologique, dans laquelle l’enfant rencontre des difficultés pour associer une graphie à un son ;
  • La dyslexie de surface, dans laquelle l’enfant ne mémorise que peu ou pas l’orthographe des mots entiers et ne déchiffre que les mots composés de syllabes régulières ;
  • Les dyslexies mixtes, dans lesquelles les deux premiers types sont combinés ;
  • Les dyslexies visuo-attentionnelles, dans lesquelles l’attention nécessaire à l’activité de lecture est affectée, avec des erreurs de type inversions dans les groupes de lettres, omissions, ajouts, reformulations approximatives ou sauts de lignes.

Le visuel ci-dessous (référence trouvée sur le site dyspositif.fr) en fait la synthèse. 

Comme mentionné plus haut, la dyslexie se manifeste dès les premières étapes de l’apprentissage du langage écrit et de la lecture. Elle peut d’ailleurs être de ce fait repérée dès la maternelle.

Comment se manifeste ce trouble ? et quelles en sont les répercussions ?

Les manifestations de la dyslexie

• une difficulté à identifier les mots
• une difficulté à lire sans erreur et de manière fluide
• une difficulté à découper les mots dans une phrase
• une lenteur exagérée de la lecture
• une difficulté de compréhension des textes
• une écriture lente et difficile, parfois illisible (dysgraphie)
• de nombreuses fautes d’orthographe, certaines phonétiquement plausibles, certaines aberrantes
• une fatigabilité importante liée à l’activité de lecture et d’écriture

Les difficultés lors de la lecture

• Des confusions auditives (perception difficile des sons proches) ;
• Des confusions visuelles (différenciation difficile des formes proches) ;
• Un défaut de mémoire visuelle de travail (faible ou mauvaise mémorisation de la forme et de l’ordre des lettres) ;
• Un défaut de mémoire auditive de travail (difficulté à retenir les sons à l’intérieur d’une phrase) ;
• Des omissions (ajouts ou inversions de lettres) ;
• Une lecture partielle d’un mot ;
• Une fusion de plusieurs mots ;
• Un mauvais découpage des unités ou des éléments lus

Les répercussions de la dyslexie

• Mauvaise tenue des cahiers scolaires. Sont souvent incomplets, illisibles et incompréhensibles, ce qui entraîne des difficultés à étudier les leçons et faire les devoirs.
• Difficultés de lecture et d’écriture ne permettant pas d’accéder naturellement à l’information.
• Absence de goût pour lire et écrire.
• Difficultés d’apprentissage dans de nombreuses matières : les matières littéraires sont les plus affectées, les matières scientifiques aussi peuvent l’être de par les difficultés
de compréhension des énoncés.
• Problèmes de compréhension des sujets écrits aux examens, de la production d’une copie lisible et correctement orthographiée, et du temps mis pour l’écrire.
• Résultats scolaires pas à la hauteur des efforts fournis.
• Scolarité plus difficile avec risque de redoublement, interruption de la scolarité ou orientation vers une formation moins ambitieuse que ses capacités intellectuelles seraient en droit de lui autoriser.
• Difficulté à gérer des situations où il est nécessaire de lire ou d’écrire (CV, petites annonces, tests d’embauche …)
• Fragilisation psychologique.
• Estime de soi diminuée.

La prise en charge d’un enfant supposé dyslexique devra être globale et inclure une évaluation précise au niveau des difficultés rencontrées par l’enfant dans les différents domaines.

Trois professionnels ont alors un rôle à jouer dans la détermination de la prise en charge future : le neuropsychologue, pour des tests d’intelligence et une évaluation au niveau de la mémoire et de l’attention – le psychomotricien et l’orthophoniste.

Le diagnostic de dyslexie ne peut pas être posé après l’apparition de premiers signes. Rappelons que la nature d’un diagnostic de trouble est bien qu’il dure dans le temps et qu’il représente un réel problème dans le cadre d’un développement équilibré.

Toutefois, il existe plusieurs signes évocateurs qui devront attirer l’attention du corps enseignant et/ou l’entourage, surtout s’ils deviennent durables.

Les signes évocateurs dès la petite enfance

  • Un retard de langage oral 
  • Aucun automatisme de lecture après 6 mois d’apprentissage 
  • Des inversions ou des confusions de lettres, de syllabes ou de mots 
  • Une transposition ou une omission de lettres 
  • Une difficulté à déchiffrer des sons complexes 
  • Une mauvaise orthographe et une ponctuation aberrante 
  • Une mauvaise interprétation des phrases et un mauvais découpage des mots 
  • Une lenteur excessive 
  • Une difficulté à retenir les poésies ou les tables de multiplication 
  • Un mauvais repérage dans le temps et l’espace 
  • Une mauvaise mémoire immédiate 
  • Des difficultés d’organisation personnelle 
  • Des difficultés avec les nombres (compter de 2 en 2, composer les nombres, système décimal, …) 
  • Un refus de l’école 
  • Une fatigabilité 
  • Un manque de concentration.

Pour évoquer un diagnostic de dyslexie, il faut constater un retard d’au moins 18 mois dans l’apprentissage normal de la lecture. Ce type de diagnostic ne peut donc intervenir qu’en fin de CE1 ou début de CE2. Avant ce terme, les spécialistes parlent uniquement de troubles du langage oral et/ou écrit, voire d’une prédisposition à la dyslexie.

Pour établir formellement un diagnostic de dyslexie, plusieurs bilans doivent être réalisés, si possible dans un centre de référence régional spécialisé :

  1. Un bilan orthophonique pour dresser le bilan des compétences dans le langage écrit et oral ;
  2. Un bilan psychologique pour établir le quotient intellectuel (QI, souvent normal ou supérieur à la normale) et faire le bilan des compétences dans la mémoire ;
  3. Un bilan comportemental ou psycho-affectif ;
  4. Un bilan neuro-pédiatrique pour déterminer les fonctions mentales de l’enfant, avec si besoin des examens complémentaires d’imagerie médicale (scanner, IRM) ;
  5. Un bilan psychomoteur pour rechercher des difficultés de coordination motrice, susceptibles d’impacter les capacités graphiques ;
  6. Un bilan ORL pour détecter d’éventuels troubles de l’audition ;
  7. Un bilan ophtalmologique pour évaluer la vision de l’enfant et proposer une correction adaptée si besoin ;
  8. Un bilan orthoptique pour évaluer les capacités motrices des yeux de l’enfant.

A l’occasion de ces bilans, les autres causes de troubles du langage seront systématiquement recherchées.

Le mode de prise en charge est extrêmement variable d’un enfant à un autre. Il sera fonction de l’âge, des difficultés de l’enfant mais aussi de sa motivation. Si d’autres professionnels peuvent intervenir, l’orthophoniste joue un rôle central. Une collaboration entre tous les intervenants est indéniablement un facteur de succès. 

Dans ces intervenants est notamment inclue la famille. A mes yeux, elle représente d’ailleurs le socle de cette prise en charge. 

Une prise en charge adaptée peut permettre aux enfants dyslexiques d’améliorer leurs capacités ou d’acquérir des stratégies de compensation pour détourner leurs difficultés. Au terme de la prise en charge, dont la durée est très variable, l’objectif final est de parvenir à une lecture fonctionnelle malgré les difficultés.

 

Vous êtes parent d'une enfant dys-fférent ?

Etre parent d’un enfant différent est très mobilisant. Ce rôle demande le développement d’énormément de facultés qui ne sont pas forcément vôtres. Prendre les bonnes décisions, travailler son organisation, ses relations avec les différents intervenants, réfléchir à des choses à mettre en place, et préserver la relation que l’on a avec sa famille, son conjoint et, finalement avec son enfant et la fratrie. 

Et parce que ce rôle est mobilisant et que l’on touche à la différence, on se retrouve également régulièrement esseulé en ayant l’impression d’une traversée du désert (portant un sac-à-dos pesant une tonne).  Dès lors, comment tout combiner ? comment réussir à tenir le cap sans dégâts ? comment continuer à faire face ? encore une fois, seul. 

Je peux aussi intervenir auprès de votre enfant, pour lui transmettre les clés de la valorisation. Une meilleure connaissance de soi permet une adaptation plus aisée. Lorsque l’on connaît ses forces et que l’on a appris à s’appuyer sur elles, la confiance en soi est au rendez-vous et les améliorations attendues sont facilités.  

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