Je rencontre très souvent des Mamans désarmées. Je suis Maman et ce que ces femmes me racontent résonne.

On sait toutes ce qu’être Maman signifie et on veut toutes faire du mieux possible. Mais il y a des jours où c’est vraiment difficile, où le poids des responsabilités est trop lourd, que l’on travaille ou non.

Tout combiner et de la façon la plus “digne” possible nous est montré comme quelque chose de tout à fait faisable par la presse, rajoutant encore un peu de pression, ce qui nous fait courir, petit-à-petit, à l’épuisement.

Et bien NON, ce n’est pas possible de tout gérer avec le sourire sans jamais faillir. Et bien OUI, ce surplus d’émotions se retourne en général sur nous en premier (malbouffe, laisser aller, etc) puis sur notre conjoint (bagarres, rancune, etc) et ensuite sur nos enfants (colère, agressivité).

On passe notre temps à gérer nos émotions, à respirer, à se relaxer dès que possible, à se conditionner en se disant que l’on réagit trop fort, que l’on doit se calmer… et le temps passe, et les situations se renouvellent.

Puis hop, un changement, une préoccupation, une xème nouvelle mauvaise nuit et la cocotte minute saute… mais nous remettons vite le couvercle et recommençons à bouillonner. Nous l’entendons sautiller ce couvercle, mais… non non… il finira bien par se calmer.

Et puis un jour, ce n’est plus possible… et là tout explose.

Arrivent ensuite les regrets, le cercle vicieux de l’échec. Les émotions si bien gérées, étouffées même, ont repris le dessus, bien maladroitement ma foi.

C’est un tableau bien noir que je dépeins, et pourtant.

Alors je me pose une question : pourquoi avons-nous ce réflexe de mettre un drap sur nos émotions ? Nous apprenons petit-à-petit à accueillir les émotions de nos enfants, puissante technique dans le désamorçage des conflits. Pourquoi ne faisons-nous pas pareil avec nous ?

Se donner le droit de les vivre, pour les accepter et ouvrir la possibilité d’y travailler.

Les émotions ne s’étouffent pas, elles s’écoutent, se vivent et finalement se régulent. C’est le cycle naturel des choses, cycle que nous avons pris l’habitude de couper.

La régulation émotionnelle permet de travailler là-dessus. Ecouter ses émotions, c’est les désamorcer. Permettre au corps de les vivre, c’est leur dire : “je vous ai entendues, et prises en compte”, mais c’est également vous permettre de prendre de la hauteur, libéré de ce fardeau émotionnel, et attaquer une problématique sous un autre angle… et en général, la solution se trouve alors juste devant notre nez.

 

Et si vous agissiez avant que la cocotte explose ?

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